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06 juin 2020
Le mot du Padre

[Le Mot du Padre] Fraternité, par l'Abbé Seguin

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Quelle belle initiative de proposer aux anciens et aînés du mouvement de se rassembler et de continuer à faire fructifier ce qu’ils ont reçu dans leur jeunesse ! Au-delà d’une actualité aussi étrange que peut être providentielle, nous répondons ainsi à une proposition d’unité des cœurs tandis que nous sommes dispersés, essentiellement par le temps. Une proposition pour anciens combattants, anciens joueurs, anciens campeurs, … anciens ! Cette qualité qui sous-entend que notre âge est avancé, peut aussi receler que nous avons désormais acquis une certaine sagesse … et toujours un esprit de service. En plus d’une nostalgie de ces années de jeunesse, et des prouesses de ces temps révolus, nous pouvons mettre en valeur, même tant d’années plus tard, ce qui fait notre unité, notre fraternité. Mais « anciens » peut tromper, car certains sont jeunes et déjà vieux, tandis que d’autres, les aînés, sont vraiment restés jeunes, et toujours au service du mouvement. Notre appartenance et notre reconnaissance au mouvement par lequel et dans lequel, nous avons grandi et finalement, engagements après engagements, cherché, par notre Promesse, Jésus Christ ! Et là, il n’y a pas d’âge de la vie pour en vivre, et surtout en témoigner, ou servir. Il est notre unité, et le lien de notre fraternité.

Il aura fallu 3 ans de vie publique au Seigneur, pour former ses apôtres ; 50 jours de maturité particulière pour apprécier la valeur et la profondeur de sa Résurrection, afin que dans le souffle de l’Esprit Saint ils deviennent tous des témoins insatiables, infatigables, … sortant de leur confinement du Cénacle, pour aller jusqu’aux extrémités de la terre. Au point que plusieurs siècles après nous en sommes bénéficiaires, à travers une pédagogie particulière, qui aujourd’hui nous propose une pause de reconnaissance, et peut être de re-naissance ! Émerveillons-nous de cette réalité, réactivons cette fraternité, et laissons agir sa fécondité.

Au-delà des formules d’antan parfois lancées avec convictions, et sincérité mais dans la naïveté de la jeunesse, baignées autant d’illusion que d’idéal fondateur, nous pouvons aujourd’hui prendre conscience de ce qui fait le cœur de nos vies : Jésus Christ. Le Seigneur est bien au centre, roc et sommet sur lequel nos vies sont bâties, ou l’ont été. Quelle fierté de pouvoir le revendiquer malgré notre indignité, et pourtant par notre Promesse, sur notre honneur, nous avons pris l’engagement de servir, un jour et toujours. Malgré tout, nous restons pécheurs, et par notre persévérance, sans nous décourager, restant frères entre nous, nous nous relevons par la grâce et avançons non seulement dans la communion, mais aussi en nous introduisant dans la communauté des saints !

Si Jésus Christ demeure le cœur de nos vies, sa Mère, célébrée également ces jours-ci, comme Mère de l’Eglise n’est pas très loin. Elle qui peut par sa vie nous guider, et nous conduire presque directement aux portes du ciel. Elle que nous avons tant chantée, de jour comme de nuit, pris dans la délicatesse de sa douce maternité. Elle qui étant la Mère du Fils, devenant notre Mère, fait de nous des frères … Confions lui ce Rasso, afin que sous sa bienveillance, nous puissions lui donner toute sa place, et qu’il porte pour chacun de nous et avec nous, beaucoup de fruits ! 

 
Abbé Guillaume
Prêtre-Scout
Ancien de la 19ème Paris


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