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Le Scoutisme, entre conversion et miséricorde - Mot du Padre par Don Maxence Bertrand

Les pays de Zabulon et de Nephtali étaient deux des tribus des fils de Jacob. Les terres les moins ferventes et les plus indociles aux lois de Moïse. Leurs habitants s’étaient mélangés aux peuples païens, abandonnant le culte et la prière, la fidélité et la recherche de Dieu. Ils avaient adopté les coutumes mondaines des peuples voisins.
C’était par ironie et condescendance que l’on appelait cette région : « Le carrefour de païens » ou la « Galilée des Nations ».
 
Pourtant Isaïe avait prophétisé : « Pays de Zabulon et pays de Nephtali, … toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. »
 
Cette lumière qui s’est levée dans les ténèbres du monde et de la confusion, c’est Jésus, Fils de Dieu, le bien-aimé du Père.
 
Que fait Jésus dans un monde qui a oublié la fidélité à Dieu ?
Il enseigne dans les synagogues et il guérit sur les places.
Il proclame un appel à la conversion et il soigne maladies et infirmités.
Sa parole est forte. Elle saisit l’âme tout entière : « Convertissez-vous car le Royaume des Cieux est tout proche. »
Sa charité est humble et douce : « Il guérissait toute maladie et infirmité. »
 
On compare quelque fois le scoutisme à une boussole, à un ensemble de repères dans un monde qui n’en n’a plus… S’il y a une chose que le scoutisme peut apprendre, c’est de placer au bon endroit le sens de l’effort et celui de l’entraide, de tenir l’exigence et la consolation, la conversion et la miséricorde.
 
On compare quelque fois le scoutisme à une boussole, à un ensemble de repères dans un monde qui n’en n’a plus… S’il y a une chose que le scoutisme peut apprendre, c’est de placer au bon endroit le sens de l’effort et celui de l’entraide, de tenir l’exigence et la consolation, la conversion et la miséricorde.
L’enjeu n’est pas mince.
Il arrive que nos paroles soient consolantes tandis qu’elles devraient être exigeantes. Et que nos manières d’être soient dures quand elles devraient être humbles et douces.
Le scoutisme apprend l’exigence de l’effort, le dépassement de soi, la conscience d’un temps long, la valeur d’une promesse. 
Et le scoutisme transmets aussi le sens de l’équipe, l’attention au dernier, l’esprit de responsabilité, et la vigilance fraternelle.
Quand le scoutisme oublie une de ces deux béquilles, il se dénature. Il devient dur ou plat. Quand notre vie chrétienne perd le sens de l’appel à la conversion ou celui des gestes de miséricorde, elle devient l’affaire d’une élite ou bien se perd comme Zébulon et Nephtali dans la confusion de ce monde.
Soyons les disciples de Celui qui ne cesse de nous montrer le Ciel mais qui toujours s’abaisse dans le don de sa miséricorde.
 
Don Maxence Bertrand 
Communauté Saint-Martin
Responsable de la pastorale des jeunes au Sanctuaire de Lourdes
Ancien CR à la 1ere et 2e Monnaie (37)
Ancien scout de la 3e Aix-en-Provence



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