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« Notre vie courante, lieu de notre rencontre quotidienne avec le Christ » - Le Mot du Padre par l'abbé Tristan de Chomereau

Jésus est de retour chez lui, à Nazareth. Sa réputation nouvelle de prédicateur et de thaumaturge l’y a précédée. Le samedi matin, le sabbat, il se rend à la synagogue avec les villageois. Comme c’est la coutume, le rabbin invite l’enfant du pays à lire et à commenter un passage de la Tora.

Saint Marc rapporte : « De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : “D’où cela lui vient-il ?  Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?” ». Ces frères et ces sœurs sont ses cousins, sa parenté.

Ce passage montre ce que fut la plus grande partie de l’existence terrestre de Jésus : la vie courante d’un artisan, avec sa famille, qui partage les joies et les peines de ses concitoyens. Dans cette vie cachée du Christ, on découvre la valeur sanctifiante de notre vie quotidienne. En tachant d’y imiter le Christ, avec l’aide de sa grâce, nous y instaurons le Royaume de Dieu.

Notre vie courante est le lieu de notre rencontre quotidienne avec le Christ.

Notre vie courante est le lieu de notre rencontre quotidienne avec le Christ. Dieu nous appelle à le servir dans notre travail, dans notre famille, dans nos engagements. Il y a quelque chose de divin qui se cache dans les situations les plus ordinaires ; à chacun de le découvrir. Ne menons pas une double vie : d’un côté la vie intérieure, la vie de relation avec Dieu ; de l’autre, une vie distincte et à part, la vie familiale, professionnelle, sociale. Il n’y a qu’une seule vie, faite de chair et d’esprit, sainte. Dieu invisible, nous le découvrons dans les choses les plus visibles et les plus matérielles. Notre époque n’a-t-elle pas besoin qu’on restitue aux situations qui semblent banales, leur sens noble et originel, qu’on les mette au service du Royaume de Dieu, qu’on les spiritualise, en en faisant le moyen et l’occasion de la rencontre avec Jésus-Christ ?

Ainsi, l’ancien scout « travaille », il façonne humainement et chrétiennement sa parcelle du monde par son métier et sa vie familiale.

N'est-ce pas le sens du troisième principe ? : « Le scout… travaille à établir le règne du Christ dans toute sa vie et dans le monde qui l'entoure ». C’est la synthèse de ce que le Concile Vatican II appelle la vocation chrétienne. Ainsi, l’ancien scout « travaille », il façonne humainement et chrétiennement sa parcelle du monde par son métier et sa vie familiale.

Combien de camps cet été ? Combien d’enfants de membres du Rasso y participeront-ils ? En avons-nous quelque nostalgie. Une école de vie, une école de vie chrétienne. Prions pendant ces camps pour qu’aussi bien les chefs que les jeunes s’engagent à servir le Seigneur dans leur vie de tous les jours.

 
Abbé Tristan de Chomereau
CR de la 1e et de la 4e Courbevoie
Vicaire de la paroisse Saint Maurice de Courbevoie

 




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