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[Parole d'Homme] Ma femme m'énerve, elle n'arrête pas de me dire ce que je dois faire...

Ma femme m'énerve, elle n'arrête pas de me dire ce que je dois faire...

Pourtant, elle était guide et moi scout d’Europe ! Comment est-ce donc possible !?! La loi scoute ne permet donc pas de traverser n’importe quelle situation potentiellement explosive ? Manquerait-il un 11ème article à la loi Guide du genre « La guide ne prend pas la place de son mari même si elle sait tout mieux que lui » et peut être un aussi à la loi scoute « Le scout sait poser des limites en gardant tout son calme et sa tendresse, il a la force de dire « oui » autant que de dire « non » ? Pourquoi savoir dire « non » est important ? Simplement car un « oui » n’a aucune valeur chez celui qui ne sait pas dire « non ». Et un homme qui manque de confiance en lui éprouvera de grandes difficultés à dire « non » car il craint de ne plus être aimé : alors il « convient ». L’homme est appelé à poser des limites, à lui-même, et parfois à sa propre femme.

« L’inaction, le retrait, la lâcheté de l’homme est l’origine de la chute de l’humanité. »

Quelle femme n’a pas vécu ce sentiment de frustration suscitée par un homme qui peine à décider ? Et quel homme n’a jamais eu l’impression de se faire marcher sur les pieds par sa femme ?

Rien de nouveau... Eve déjà se laisse séduire par le serpent et papote avec lui : elle occupe l’espace. Adam reste à côté, les bras ballants, silencieux, incapable de prendre une décision et agir avec autorité. Qui de l’un ou de l’autre est à l’initiative de la faute ? Qui réagit au comportement de l’autre ? Saint Paul affirme que le péché est entré dans le monde par un seul homme (Romains 5), Adam. Selon les rabbins, la première faute, revient à l’homme car Dieu a donné la mission à Adam de cultiver la terre et de dominer les animaux : il aurait dû tuer ou sortir le serpent du jardin mais ne l’a pas fait. L’inaction, le retrait, la lâcheté de l’homme est l’origine de la chute de l’humanité.

Explication.

Homme et femme, nous doutons de notre valeur : « Est-ce que j’ai de la valeur ? ». Sans réponse claire et extérieure, nous croyons que la réponse est « non, tu es nul, tu ne vaux rien ».

  • L’homme manque de confiance en lui tant qu’il n’a pas été confirmé par son père ou une figure paternelle qui lui dit : « tu es un homme capable ».
  • La femme risque bien de se sentir en insécurité tant qu’elle n’a pas été confirmée par son père avec une parole du genre « tu es une belle femme ». Elle cherchera la réponse sur sa valeur auprès d’autres hommes, notamment de son mari. Elle appréhendera son silence et son manque de confiance en lui comme un danger pour sa sécurité.

Ce sentiment d’insécurité, combinée avec l’inconfiance masculine est source de frustration : elle sera tentée de prendre le contrôle pour organiser sa propre sécurité et dire à son mari comment il doit agir. Et souvent elle voit juste sur ce point, ce qui horripile le mari en question !

Nous aurions pu poursuivre sur cette satanée convenance et l’incapacité à dire « non » sans trembler de tant d’hommes, mais dans ce contexte j’aimerais revenir sur le premier article de la Loi Scoute :

Le scout/guide met son honneur à mériter confiance.

Mériter confiance, oui, mais de qui ? Des chefs, des figures d’autorité, des pères.

Et comment savoir que je la mérite si personne ne me renvoie un retour : « c’est bien, tu as fait preuve d’initiative, tu as été à la hauteur de la mission que je t’avais confiée, je suis fier de toi. ». Une seule parole de bénédiction suffit à rétablir la confiance en soi et la paix intérieure.

Vous, hommes, vous, femmes, vous, chefs d’entreprise, chefs de groupe, de troupe ou de compagnie, vous avez cette responsabilité de bénir les âmes qui vous sont confiées : votre posture de figure d’autorité vous donne cette très grande responsabilité de donner la vie par votre parole, à l’image de la parole du Père au premier chapitre de la Genèse : le Père donne vie au monde par la parole de bénédiction. Bénir signifie simplement dire le bien que vous voyez dans la personne, et c’est la mission de tout père terrestre, de toute figure d’autorité.

Soyons des « bénis-bénissant » plutôt que des « jugés-critiquant » ou pire des « taiseux-silencieux ».

« La bénédiction d’un père affermit la maison de ses enfants ». Ben Sira le sage 3.09

Si vous réalisez cela, par des paroles de confirmation de qualités observées, d’encouragement, de remerciement, de fierté aussi, vous aurez rempli votre mission au-delà de tout attente, et vous serez béni en retour comme l’annonce saint Pierre. Votre mission de chef consiste à équiper vos subordonnés de ce qu’ils sont intrinsèquement : des fils et filles du Père, créés à son image. Ce n’est pas rien, et ce ne peut qu’être très beau. « La bénédiction d’un père affermit la maison de ses enfants ». Ben Sira le sage 3.09

Je termine par un appel envoyé aux hommes. Nous, les hommes, que faisons-nous pour « mériter la confiance » de nos épouses, amis, chefs, collaborateurs, équipiers, (…) ? Suis-je droit, vrai, engagé, impliqué, stable, présent, protecteur, fiable, … ? Est-ce que je me contente de mes défaillances ? Est-ce que je les justifie pour éviter de les affronter ? Nous avons un rôle de modèle à tenir. Que dois-je laisser pour m’en rapprocher ? A quoi dois-je renoncer ? Que dois-je résolument décider ?

Le jour où je serai ce modèle, ma femme se sentira en sécurité, elle ne sera plus tentée de prendre toute la place.

Pour se mettre en marche vers une vie plus grande, plus vraie et plus heureuse : www.au-coeur-des-hommes.org

 

Coach professionnel, sculpteur et délégué général de l'association Au Cœur des Hommes
Ancien de la 1e Coëtquidan
 
 
 

 




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