Actualités

Partager sur :
19 novembre 2020
Progression personnelle

Le scout et la guide chantent dans les difficultés

Vue 190 fois

Lors de chaque rencontre avec des scouts, que ce soit lors d'un camp, en les croisant partir ou en les voyant revenir d'un week-end et même lors de la traditionnelle vente des calendriers, je constate une gaité et une belle joie de vivre, des enfants, des adolescents et même leurs jeunes chefs avec le sourire.

Cette joie de vivre, nous en avons actuellement besoin pour contrer la morosité, le pessimisme ambiant. L'écoute des médias est anxiogène, le port du masque nous prive de nombreuses expressions et interactions qui enrichissent notre communication et, de fait, le port du masque appauvrit cette communication. Le télétravail nous rend plat au travers d'écrans, il manque cette épaisseur du contact humain... Et tout doucement est distillé le fait d'avoir peur de l'autre qui nous contamine et dont il faut s'éloigner. Tout cela est certainement nécessaire pour lutter contre le virus mais à côté de cela, il nous faut lutter pour vivre (bien plus que survivre). Or la vie est belle et donne des occasions de joie !

Allons voir du côté des scouts pour connaître les raisons de cette joie communicative.

Il n'y a pas de conditions particulières qui préservent les activités scoutes d'occasion de râler, d'être triste, contrarié, énervé… Le froid, la pluie, l'oubli du lait pour faire le traditionnel purée-saucisses, le réveil aux aurores, les chefs qui ne « comprennent rien » ou la blague « nulle » d'un patrouillard… tout cela est bien présent !

De nombreux facteurs contribuent à cette joie de vivre : être avec des amis, oser réaliser des activités hors normes, recevoir la confiance des autres et ne pas être soumis à une compétition permanente, vivre dans le cadre simple de la nature…

Nous pouvons reconstituer dans notre vie personnelle et professionnelle ces conditions qui contribuent à la joie de vivre. En revanche, un exercice est moins fréquent surtout dans le cadre professionnel. Parmi les images d'Epinal sur le scoutisme, on peut facilement retrouver la patrouille chantant en marchant ou autour du feu. Le scout chante ! Il chante lors des veillées, lors des promesses, pour s'encourager dans les raids. Il l'a même inscrit dans sa règle, la loi scoute.

Le chant et le sourire sont constitutifs de « l'être scout ».

Le chant est une manière de créer ensemble une harmonie, une recherche du beau. Cette recherche de la beauté participe à la joie de vivre même si, j'en conviens, la beauté du chant n'est pas toujours au rendez-vous ! Il y a toujours le plaisir du « faire ensemble », d'être au service d'une œuvre commune, tous au même niveau. Acteur et non spectateur, c'est nous le spectacle !

Chanter, ce sont également des paroles qui nous pénètrent, ces paroles qui disent tout autant ce que nous avons envie de dire qu'elles n'agissent en profondeur sur nous. Le répertoire est vaste pour louer ou supplier Dieu, pour s'entraîner à marcher ou lancer la veillée, pour méditer au coin du feu ou transgresser avec des chants plus grivois. Même un chant triste peut réjouir l'âme.

Faut-il instaurer le chant en entreprise pour combattre la morosité ou l’anxiété ?

C'est un outil que nous utilisons dans le cadre de journées de cohésion d'équipe, mais c'est un exercice exceptionnel. Nous pouvons viser notre quotidien, créer un rituel dans lequel vous pouvez :

  • Faire ensemble en étant à l'unisson
  • Oser les mots qui signifient, ne pas avoir peur de confier ses difficultés ou de se réjouir.
  • Faire le spectacle soi-même et débrancher les sources (parasites) anxiogènes !

 

Thierry Villemagne
Gérant d'Humanem, organisme de formation
"Je dois beaucoup au scoutisme : ma construction comme homme, la rencontre avec Cécile, mon épouse, la découverte de la joie de servir et aujourd’hui cela me nourrit comme gérant d’une entreprise de formation et alimente la réflexion d’HUMANEM Formation sur l’homme au travail."




Commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.