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12 février 2021
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Tous participer au Bien commun, le modèle de la patrouille

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Bien commun, un des piliers de la doctrine sociale de l'Eglise. Une notion qui peut tout à la fois sembler évidente, proche de nous et en même temps difficile à appréhender puisqu'il s’agit « du bien de tous les hommes et de tout l'homme ». Quel est mon bien ? Quel est le bien de tous les hommes ?
Gaudium et spes, n° 26), « le bien commun [est] cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu'à chacun de leurs membres, d'atteindre leur perfection d'une façon plus totale et plus aisée ».
 
La patrouille est un groupe social. C'est donc le lieu de l'expérimentation pour l'atteinte de cette perfection, du développement intégral de la personne.
 
La patrouille possède du matériel (tente, malle, froissartage, gamelle, …). Le bon entretien de ce matériel est nécessaire pour l'organisation des activités de la patrouille. Ce matériel est nécessaire pour assurer le minimum de notre vie, à savoir manger et dormir. Ce matériel communautaire permet de participer au bien commun par une expérience très concrète. Il s'agit par des actions individuelles (nettoyer la gamelle, affuter la hachette, protéger la lame de la scie, réparer la tente, …) de garantir le bien matériel du groupe.  
      
Le Bien commun n'est pas un résultat, fixé par une autorité, mais un ensemble de conditions, permettant à chacun de mener une vie bonne.
 
Le développement intégral de la personne humaine ne s'arrête pas à la couverture de ses besoins élémentaires. Néanmoins la participation au Bien commun passe par ses actions très concrètes. Et c'est sûrement là une des forces du scoutisme que de partir d'actions pour atteindre l'être.
 
Le fonctionnement de la patrouille permet à des garçons et des filles de devenir de jeunes adultes. Les patrouillards sont ceux qui me permettront de progresser tout comme mes talents, mes charismes sont ceux qui permettront à ma patrouille de progresser. La perfection recherchée, celle qui me fait pleinement humain tel que Dieu l'a voulu, demande une progression. Cette progression est au cœur du modèle scout. Cette progression n'est pas un exploit individuel, elle trouve sa force par et pour les autres. « Toujours prêt » dit le scout de 1ère classe ; par ses compétences techniques, il rend de sérieux services à la troupe et permet d'assurer les conditions matérielles dont tous ont besoin. Par son sens du service, il est présent aux cotés de ceux qui en ont besoin et contribue aux dimensions affectives et spirituelles de chaque scout.
 
Puis, le temps sera venu de devenir routier. Le Bien commun prendra une dimension plus universelle, puisque le routier est appelé à marcher à la rencontre du monde. Et tout au long de son parcours, le scout aura appris la responsabilité d'homme, de pouvoir par ses actes, permettre à d'autres hommes de devenir plus humains et, cerise sur le gâteau (ou badge sur la manche), ce faisant, il s'humanise aussi !
 

Thierry Villemagne
Gérant d'Humanem, organisme de formation
"Je dois beaucoup au scoutisme : ma construction comme homme, la rencontre avec Cécile, mon épouse, la découverte de la joie de servir et aujourd’hui cela me nourrit comme gérant d’une entreprise de formation et alimente la réflexion d’HUMANEM Formation sur l’homme au travail."



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