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01 janvier 2021
Le mot du Padre

Epiphanie pour un scout, le Mot du Padre, par l'Abbé Tristan de Chomereau

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 On dirait un conte de Noël : un roi né dans une étable, un tyran meurtrier d’enfants, une étoile, des mages orientaux, une ville en émoi, un ange qui évite un drame… Et non, saint Matthieu raconte un évènement historique. L’épiphanie est la manifestation au monde entier, en la personne des mages, de l’Incarnation de la seconde Personne de la Sainte Trinité.

Le Père Sevin observaient que pour les mages « ce n’étaient pas si simple. Quitter leur pays, traverser des régions inconnues et sans savoir où on allait, et voir l’étoile reculer de jour en jour et les entraîner de plus en plus loin. D’autres se seraient arrêtés à mi-chemin. Ou bien peut-être ne seraient-ils pas partis du tout ». Et le Père Sevin de conclure : « Regarder le ciel a toujours été le meilleur moyen de retrouver son chemin sur la terre ».

Tirons-en quelques leçons de vie. Les Hérode contemporains veulent toujours tuer l’Enfant Sauveur : persécutions violentes ou persécutions « soft », subtiles, une conspiration du silence — ainsi le laïcisme.

Les habitants de Bethléem ont été en émoi quelques heures, les scribes ont indiqué le lieu de la naissance mais ni les uns ni les autres ne se sont déplacés.

Le scout, lui, suit l’étoile, l’appel du Christ dans son cœur et son intelligence, coûte que coûte, joyeusement malgré les aridités. Son CR, instrument de l’Eglise, le conseille quand l’étoile se fait invisible.

Ainsi peut-il adorer son frère, l’Enfant-Dieu. Comme les mages, il offre l’or, l’encens et la myrrhe de sa vie scoute :

L'or de son détachement des biens de la terre. Erigés en idoles, ils corrompent ; utilisés pour le bien, ils ennoblissent. Le trésor du scout est couché dans une crèche ; et là où est son trésor, là est son cœur.

L'encens : son désir de mener une vie noble, d'où se dégage le bonus odor Christi, le parfum du Christ. Le scout s’efforce d’en imprégner ses paroles et ses actions ; aussi sème-t-il la compréhension, l'amitié. Sa charité est faite d'affection, de chaleur humaine.

Jésus, avant même de parler, montre son amour par des actes. Il n'apporte aucune formule magique le salut qu'Il offre passe par le cœur de l'homme. Ses premières actions sont des sourires, des pleurs d'enfant, le sommeil sans défense d'un Dieu incarné : pour nous inspirer de l'amour, pour que nous L'accueillions dans nos bras.

La myrrhe rappelle la passion du Seigneur : sur la Croix on donna à boire à Jésus de la myrrhe mêlée à du vin ; son corps en est oint pour la sépulture. Aussi, le scout aime le sacrifice ; un sacrifice qui ne consiste pas en de grands renoncements, mais qui est fait de petits efforts : sourire à l’importun, refuser un caprice, écouter autrui, travailler malgré la fatigue, prier sans envie... Et il offre au Seigneur, pour ses frères, petites contrariétés, difficultés, chagrins au fil du jour.

Et s’approcher de Jésus, c’est vivre en compagnie de sainte Marie et de saint Joseph. Car nous sommes chacun membre de la sainte famille de Bethléem et de Nazareth.

 

Abbé Tristan de Chomereau
CR de la 1e et de la 4e Courbevoie
Vicaire de la paroisse Saint Maurice de Courbevoie

 




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